vendredi 17 novembre 2023

SCRIPTALINEA en fête : 10 ans déja !

 

Rejoignez-nous!
Du 22/11 au 8/12/2023: Exposition, conférence-débat, soirée festive, émissions radio.
Toutes les infos sur www.scriptalinea.org

 


Isabelle De Vriendt
Coordinatrice, formatrice et animatrice

+32 (0)476 05 35 79

Travaille le mardi, le jeudi et le vendredi matin

AISBL ScriptaLinea - en français "Collectifs d'écrits"
Ecrire ensemble pour le bien commun! 

www.scriptalinea.org

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lundi 13 novembre 2023

Notre prochain Club de Lecture à Forest ce 19 novembre :

 


prochain  CLUB de LECTURE  
animé par Christine HENKART  ce dimanche  prochain  19 novembre de 16h30 à 18H
 
 
"Ecouter lire pour (se)découvrir, se laisser guider, s'orienter ou se perdre »

Le Club c’est un moment de partage avec toutes et tous, à tout âge, de 16h30 -18H pour échanger, partager ou découvrir ses coups de cœur littéraires. Chacun.e. choisit de présenter un livre ou simplement d’écouter dans un lieu stimulant et accueillant  : chez TRAM(e) Av. Van Volxem 71, 1190 Forest - tram 82-  arrêt Chataigne



Entrée libre mais merci de confirmer de votre présence  asblpasmoi@gmail.com

mercredi 8 novembre 2023

Francis ALYS - Scènes de jeux d'enfants dans le monde entier :

 


« Alors que les adultes sont plus enclins à utiliser la parole pour traiter leurs expériences - alors que les adultes parlent -, les enfants jouent pour assimiler les réalités qu'ils rencontrent. Leurs jeux imitent, se moquent ou défient les règles de la société adulte qui les entoure. L'acte de jouer peut également les aider à faire face à des expériences traumatisantes telles que celles de la guerre en créant un simulacre du réel et en transformant les circonstances dramatiques qui les entourent en un monde plus fictif et ludique. Mais ce qui est magique dans un jeu d'enfant, c'est qu'il n'a pas de secret, ‘c'est tout ce qu'il y a’. Adulte, nous devons rester fidèle à l’enfant que nous avons été ; nous souvenir et faire confiance à ce moment, le plus précieux de notre existence.’. »

Jouer est un besoin fondamental de l’être humain, comme manger et dormir. Pendant l’enfance, nous l’apprenons instinctivement ou en imitant les autres. Le jeu doit être considéré comme une relation créative des enfants avec leur univers, activité qui peut parfois dissimuler une dimension sociopolitique. Comme les interactions sociales se déroulent de plus en plus en ligne dans un monde virtuel, Alÿs capture ce moment de profonde transition que vit notre société et rassemble une mémoire des jeux d'enfant avant qu’ils ne disparaissent. Si certains d’entre eux se rattachent à la tradition d’une région spécifique, d’autres sont plus universels, et nombre de ces jeux se retrouvent d'ailleurs dans le tableau du 16e siècle Jeux d’enfants de Bruegel, une œuvre qui a fortement impressionné Alÿs quand, à un âge précoce, il l’a vue pour la première fois.

Dans l’œuvre d’Alÿs, observer et documenter le comportement humain dans l’environnement urbain est la constante principale. Ses films enregistrent tant les traditions culturelles que les actions spontanées et sans contrainte des enfants, dans la rue comme dans les zones de conflit et des turbulences de la vie moderne. Les jeux d’enfants ont acquis une place centrale dans la pratique d’Alÿs, lui permettant de capturer la culture et les modes de vie des gens, parfois même dans des endroits où ils semblent le moins susceptibles de se manifester.

Commissaires de l’exposition : Dirk Snauwaert & Hilde Teerlinck

À partir de 1999, Francis Alÿs a documenté des enfants jouant dans des lieux publics au cours de ses voyages. Pour la Biennale de Venise, il a présenté une grande série de jeux filmés pendant la pandémie, entre autres en République Démocratique du Congo, en Belgique, à Hong Kong, au Mexique, en Suisse, … en dialogue avec un groupe de ses peintures de petit format. Pour WIELS, il termine quelques nouveaux films, dont des jeux d'enfants qu'il a récemment vus en Ukraine, et les confronte avec l'installation cinématographique The Silence of Ani (2015), où des enfants jouent à cache-cache dans les ruines d'une antique cité Arménienne située aux confins de la Turquie actuelle. Avec des appeaux, les enfants appellent les oiseaux et pour un instant créent l'illusion que la ville revient à la vie.

Francis Alÿs vit et travaille à Mexico. Il possède une formation d’architecte. Dans sa pratique, il utilise différents médias : de la peinture et du dessin à la vidéo et l’animation. Dans son oeuvre, il aborde des thèmes ethnologiques et géopolitiques en observant la vie quotidienne au cours de ses promenades et de ses voyages. Sa série Children’s Games (1999-en cours) est une collection de scènes de jeux d’enfants dans le monde entier. Une dizaine de nouveaux jeux, filmés en République Démocratique du Congo, en Belgique, au Canada, en Irak et à Hong Kong, ont été présentés en 2022 à la 59e Biennale de Venise. Les œuvres d’Alÿs sont exposées dans des musées renommés du monde entier.

Quelle est la sagesse des contes de fées ?

 

Parfois tendres, parfois féroces, les contes de fées mettent souvent la réalité en scène. 

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-du-mercredi-08-novembre-2023-3983850 



Une émission consacrée à la sagesse des contes, à destination des enfants et des adultes…

Zoom ce matin sur quelques personnages souvent issu de ces contes. De Blanche-Neige à la Princesse aux petits pois de Boucle d’Or à la Reine des Neiges, que nous disent encore ces récites en 2023 ?

De quelle façon ces contes et légendes constituent-ils des boussoles pour naviguer par gros temps dans nos sociétés plus liquides et incertaines que jamais ?

Et vous quels sont les contes et légendes qui vous ont marqué et quels sont ceux que vous transmettez à vos enfants et petits-enfants ?

Nos invités Fabrice Midal et Bernadette Bricout attendent vos questions et vos témoignages au 01 45 24 7000 et sur l'application France Inter.

Avec :

  • Fabrice Midal est philosophe, auteur, enseignant et créateur du podcast Dialogues. Livre : Les princesses ont toujours raison. La sagesse des contes et légendes pour déjouer les pièges d’aujourd’hui - Flammarion 2023
  • Bernadette Bricout est professeur de littérature orale à l’Université Paris Diderot. Son enseignement et ses recherches, à la croisée des disciplines et des cultures, portent sur les mythes et les contes de tradition orale. Livre : La clé des contes - Seuil 2005
À écouter : L'origine des contes
 

Ali : Alors comme ça, Gwénaëlle, aujourd’hui, vous avez peur de nous décevoir…

Oh là là oui.. je la vois là, toute la jeune génération de parents féministes qui m’attend au tournant. Ah ah ! J’espère bien qu’elle va se les farcir un peu ces greluches de Blanche-Neige et de Cendrillon, toutes plus bêtes les unes que les autres à attendre leur blond et stupide Prince Charmant… Qu’elle va nous le démonter fissa ce roi pervers prêt à épouser sa fille (#Peau d’âne)… Alors, oui, ok, c’est bon, on sait tous aujourd’hui que les contes de fées, écrits pour certains à la toute fin du 17e siècle ne sont pas un modèle de modernité en ce qui concerne les rapports hommes-femmes, qu’ils contribuent à véhiculer un certain nombre de stéréotypes sur une certaine hétérosexualité en particulier. Mais je dois avouer que pour ma part, je n’ai pas attendu metoo pour comprendre, même enfant, que :

1 / nous, les femmes n’avions pas besoin d’hommes et encore moins de princes pour nous sauver

2 / Nous n’étions pas forcément prêtes à tout quitter (tel la petite sirène) par amour… ni ne souhaitions forcément être mariées et avoir beaucoup d’enfants

3 / N’étions pas forcément douces, passives et passionnées de ménage en sifflotant

4 / Ne détenions pas toutes le pouvoir de converser au petit matin avec les animaux de la forêt.

Ali : Passée cette petite mise au point, vous être donc plutôt une fan des contes de fée…

Mais oui ! Complètement ! Car pour moi, le fameux « Il était une fois… » restera toujours ce moment magique où, enfant, mon papa ou ma maman, ma sœur et moi quittions soudain la vraie vie pour nous laisser littéralement glisser dans un monde fantastique. Un monde fait de princes et de princesses, certes, mais un monde surtout rempli de loups, de méchantes marâtres, de rois possessifs, de terribles sorcières, de géants affamés… dont ensemble, soir après soir, bien au chaud sous notre couette, nous allions pouvoir triompher. Mourir de peur mais triompher 1 fois, 2 fois, 10 fois, 100 fois s’il le fallait ! Charles Perrault, en 1697, écrivait ceci en parlant des enfants à qui on lit des contes : « On les voit dans la tristesse et dans l’abattement, tant que le héros ou l’héroïne de conte sont dans le malheur, et s’écrier de joie quand le temps de leur bonheur arrive ; de même qu’après avoir souffert impatiemment la prospérité du méchant ou de la méchante, ils sont ravis de les voir enfin punis comme il le méritent » Le conte de fée, c’est avant tout cela : le fait de traverser des épreuves pour de faux et en toute sécurité, de vivre en empathie avec un héros des émotions fortes afin d’accéder au final à un monde plus juste. Le conte de fée, c’est la soif d’un monde où, après les épreuves, vient la justice et le droit au bonheur. Et cet espoir, il est universel. C’est ce qui fait que si, comme Hansel et Gretel (mon conte préféré) vous avez subi une enfance terrible, eh bien oui, vous pouvez toujours fonder votre espérance sur le fait que le choses rentreront un jour dans l’ordre.

Ali : Et puis, les contes, c’est aussi un langage savoureux, une entrée dans la littérature.

« Tire la chevillette, la bobinette cherra… » (Ali, vous me conjuguerez le verbe choir à tous les temps tous les modes !), « c’est pour mieux te manger mon enfant ! »… Si les contes traditionnels ne sont pas hyper metoo, ils font partis des trésors de littérature qui traversent les générations et tissent une culture commune. Le magique « Il était une fois… » nous fait entrer dans un autre monde, régi par d’autres lois. Alors, comme le conseillait la grande conteuse Miss Sara Cone Bryant dès 1905 à ses apprentis conteurs : prenez votre histoire au sérieux, traitez-la avec respect car si elle vaut la peine d’être dite, elle mérite d’être bien dite. Prenez votre temps pour la lire. Laissez derrière les soucis de la journée et du lendemain… Car ce que nos enfants désirent encore plus que l’histoire elle-même, c’est nous entendre la lui lire.


dimanche 5 novembre 2023

Akira MITZUBAYASHI " Suite inoubliable" :

 

L'écrivain japonais Akira Mizubayashi continue ses études organologico-littéraire en publiant aux éditions Gallimard son quatrième roman en langue française. Après le violon d'Ame brisées et l'alto de Reine de coeur, il explore le violoncelle dans Suite inoubliable. 

« En lui, la musique parlait français depuis qu’il l’avait vécue en France. En se livrant à la conversation avec Hortense, il avait la sensation d’interpréter un duo avec elle, sensation qu’il ne connaissait pas lorsqu’il s’exprimait dans sa langue maternelle, le japonais. »

L'invité(e) du jour
29 min

Programmation musicale

  • Suite pour violoncelle n°2 en ré min BWV 1008 : 5. Menuet I - Menuet II
    Jean-Sébastien Bach (Compositeur)
    Suite pour violoncelle n°2 en ré min BWV 1008 : 5. Menuet I - Menuet II

    Pierre Fournier (Violoncelle)

    Album Jean-Sébastien Bach : 6 suites pour violoncelle (intégrale) (1961)
    Label ARCHIV PRODUKTION (002894836385)
  • El cant dels ocells - arrangement pour violoncelle et piano
    Pablo Casals (Compositeur, Violoncelle)
    El cant dels ocells - arrangement pour violoncelle et piano

    Mieczyslaw Horszowski (Piano)

    Album Pablo Casals : A concert at the White House (2015)
    Label MINUET (428408)


vendredi 3 novembre 2023

ATELIER PANIQUE à la Librairie Par Chemins :

 Voici une invitation de la part des libraires de Par Chemins : le samedi 11 novembre à 19h à une rencontre avec leurs  amis des éditions du Sabot pour la sortie du livre d'Antoine Jobard, Atelier Panique.


  Après une nuit agitée, un jeune saboteur s’éveille dans un jardin public. Au marché aux puces, il déniche un étrange portrait et se lie bientôt d’amitié avec son auteur vieillissant.
S’écroulant sur sept jours et sept chapitres, atelier panique impose le rythme d’une genèse à rebours : celle du peintre ayant décidé d’en finir au bout d’une semaine. Tandis que le monde et ses insurrections se diluent autour des deux personnages, le récit se resserre dans leur confrontation.

 
Quelques extraits du livre sont également disponibles ici.
 

D'abord revue littéraire entreposée dans les toilettes de nombreux lecteurs, Le Sabot est, depuis 2021, un collectif qui édite de jeunes auteurs et autrices. Déjà passés en nos murs pour la présentation de certains de leurs ouvrages précédents (Aller au fond, l'été de Esther, et plein soleil de Natol Bisk), plusieurs membres du collectif Le Sabot seront présents pour présenter le livre et nous partager quelques lectures.
 

A bientôt,

 
Les libraires
 


Librairie Par Chemins
Rue Berthelot 116
1190 Forest
https://www.librairie-par-chemins.be/

Lundi, Mercredi & Samedi : 11h - 19h
Mardi, Jeudi & Vendredi : 15h - 19h
Dimanche : 14h -17h

mardi 31 octobre 2023

La bibliothéque de Mina KAVANI : les livres "étapes"...

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-book-club/dans-la-bibliotheque-de-mina-kavani-4220080

 



Les livres "étapes" de Mina Kavani

DraculaBram Stoker (1897)

"J’ai toujours été passionnée par l’histoire de Dracula, J’ai vu tous les films adaptés du roman. Mais, mon entourage m’a incité à lire le livre de Bram Stocker parce qu’il raconte autre chose sur Dracula. Alors, je l’ai lu, et cela fait partie des rares livres que j’ai finis en quatre jours. Je ne pouvais pas m’en détacher, puisque ce qui était passionnant pour moi, c’est que ce livre, au-delà de l’histoire qui fait peur, parle de la solitude, de ces endroits de résistance chez l’être humain lorsqu’il se trouve seul dans une sorte de labyrinthe d’où il ne peut pas sortir." Mina Kavani

 

Œuvre poétique de Forough Farrokhzad

"Forough Farrokhzad est très importante pour beaucoup de femmes iraniennes parce qu’elle représente la figure de la femme libre, extrêmement moderne et sauvage. Même si son univers est très sombre, elle m’a énormément inspirée. J’avais envie de parler de Forough Farrokhzad parce qu’elle a un rapport avec la sensualité, l’amour, le monde, la philosophie et, globalement, la vie qui m’inspire énormément. Pour moi, c’est une sorte de Frida Kahlo iranienne dans laquelle je me retrouve." 

 Mina Kavani

 

MalinaIngeborg Bachmann (1971)

"Je venais juste de sortir du conservatoire, et j’ai fait une rencontre magique avec la metteuse en scène Barbara Hutt. Elle m’a énormément aidée et a eu une grande influence sur moi. Elle m’a fait découvrir Ingeborg Bachmann, et malgré le fait qu’elle soit autrichienne, je m’en suis sentie très proche. On avait beaucoup de points communs comme l’exil et l’amour passionné. Où que je sois, Ingeborg Bachmann sera toujours avec moi, elle fait partie des plus grandes inspirations de ma vie." Mina Kavani

Lectures sans frontières
4 min

 

L'amantMarguerite Duras (Minuit, 1984)

 

Correspondance d’Albert Camus et Maria Casarès (Gallimard, 2017)

"J’aime beaucoup quand deux artistes se retrouvent et échangent à travers leur art, leur talent, leur passion et leur intelligence. Dans cette correspondance, il n'y a pas que des lettres d’amour, il y a aussi des interrogations philosophiques et politiques. J’aime quand tout se raconte à travers l’amour et ce qui me passionne, c'est quand l’art et l’amour se mêlent." Mina Kavani

Fictions / Théâtre et Cie

 

Le théorème d’Almodovar, Antoni Casas Ros (Gallimard, 2008)

"Une réalisatrice avec laquelle j’ai un futur projet m’a demandé de lire ce livre et cela m’a complètement bouleversé parce qu’on revient, à nouveau, sur la question de la solitude. Le narrateur du roman a eu un accident, à 20 ans, son amoureuse est décédée et il a été totalement défiguré. À partir de ce moment-là, il s’est complètement isolé de la société. Dans ce livre, il raconte la solitude, le manque de la peau, de la chair et du désir. On en revient encore à la solitude de Dracula." Mina Kavani

 

Archives

Marguerite Duras, émission "Du jour au lendemain", France Culture, 1987

Maria Casarès, émission "Le texte et la marge", France Culture, 1980

 

Références Musicales

Mahsa Vahdat & Marjan Vahdat, Kronos QuartetMy tresses in the wind

Luz CasalUn Año de Amor

RadioheadGive up the ghost