Dans son ouvrage Le Souffle de la forêt, Simonette Greggio nous raconte l’histoire intime de Simona Kossak, ingénieure forestière et défenseure de la vie sauvage.
Elle s'appelle Simona Gabriela Kossak. Elle n'a que la peau, les os et
un nom de famille. Elle est née dans une villa nichée au coeur d'un
parc, à Cracovie. Elle est éduquée à ne pas mettre les coudes sur la
table lorsqu'elle dîne devant les chandeliers en argent. Plus tard, elle
petit-déjeune d'une cigarette et d'un café, un lynx à ses pieds, un
sanglier allongé sur le canapé de sa maison sans eau courante ni
électricité, au milieu d'une forêt primaire de Pologne, Bialowiea. Un
corbeau boit dans son verre en cristal ébréché.
C'est une
scientifique, une biologiste zoopsychologue. Elle pense qu'elle a
toujours raison ou à peu près - et c'est souvent vrai. Elle se bat
"comme un animal sauvage intelligent", pour les bêtes, pour la forêt,
pour le monde autour d'elle, tout entier. Elle n'a jamais écrit de
manifeste : sa vie en tient lieu. Un récit traversé par le vent des
futaies et par le souffle de celle qui consacra sa vie au vivant, dans
toute sa diversité









