lundi 23 février 2026
Notre Club de Lecture à Forest ce dimanche 22 février à la Librairie Par Chemins :
lundi 16 février 2026
CLUB de Lecture " Des Livres émois" à Forest ce dimanche 22 février:
Notre Club de Lecture " Des Livres émois " invite à venir flâner au cœur de Forest dans un lieu stimulant, solidaire, en phase avec nos valeurs et nos objectifs : la Librairie Par Chemins, une petite librairie associative située rue Berthelot 116 à Forest . Animée par des membres bénévoles, elle propose une sélection de livres neufs et d’occasion, parmi lesquels nous nous réjouissons de nous réunir un dimanche par mois:
Prochaines dates : Dimanches 22 mars et 26 avril 2026
mercredi 28 janvier 2026
L' Atelier de Lecture à voix haute " VOIX VIVE " prend un nouveau départ :
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"Partir, Rester ou Revenir?..."
est une question existentielle , une décision profonde, souvent liée à l'amour, au travail ou à la migration : Un dilemme d’actualité ,d’ ici ou ailleurs mais vécu autant dans le passé que à vivre dans le futur . Ce sont des choix qui impliquent des sacrifices, des peurs de l'inconnu, de la solitude, de l'échec et l'attrait du changement ou de l a stabilité .Y a t’il des départs sans retour. Pourquoi revient-on ? Qu'est-ce qu'on espère (re)trouver ? Peut-il y avoir des surprises, et même des déceptions après avoir pris cette décision ?
dimanche 25 janvier 2026
Marie-Hélène Lafon : "Partir c'est s'inventer" | France Inter :
Dans son dernier roman "Hors-champ" (Bûchet-Chastel), l'écrivaine Marie-Hélène Lafon explore les liens profonds qu'elle entretient avec sa terre natale du Cantal. Elle revient sur la difficulté à s'exprimer dans le monde paysan, et souligne le rôle essentiel du langage pour se construire.
L'attachement à la terre natale
Pourquoi revenir sans cesse à cette terre du Cantal dont elle s'est arrachée ? Marie-Hélène Lafon répond avec une formule frappante : "Arracher rime avec attaché, parce qu'arrachement rime avec attachement, je ne sépare pas l'un et l'autre". L'écrivaine explique qu'il existe en elle "un sens de l'honneur, de l'honneur paysan",qu'elle compare à une "couche géologique, une strate". Tout comme le photographe Raymond Depardon qui a grandi dans une ferme, elle a conscience que cette expérience donne "un rapport au réel très fort", essentiel pour créer.
À écouter
Le monde de la ferme
L'univers des fermes est marqué par une forte sensorialité, notamment celle des odeurs de bêtes. Marie-Hélène Lafon souligne l'omniprésence des vaches : "ça vous regarde, ça sent, on les entend". La mort d'une bête est perçue comme un "naufrage majeur et définitif" pour le paysan, et symbolise son impuissance. Le livre aborde également l'influence de la religion catholique dans la vie paysanne, notamment le rituel de la confession, qui révèle une répartition genrée des rôles. Dans son roman, elle fait revivre la France des années 1970, particulièrement à travers les chansons de variété de l'époque, éléments qui "remontent avec une précision stupéfiante".
L'absence de lits et ses conséquences
Dans Hors-champ, Marie-Hélène Lafon explore particulièrement le rôle du langage dans les destins contraires de ses deux personnages. Gilles, le frère qui reste à la ferme, est enfermé dans sa difficulté à s'exprimer : "Il ne peut pas formuler la question et quelque chose en lui est résigné par avance", explique l'auteure. Cette honte de ne pas savoir parler commence dès l'école et "va se déployer dans son existence".
À écouter
À l'inverse, Claire, la sœur partie à Paris, revient sans cesse et cherche à maintenir un lien avec sa famille par des gestes du quotidien, tels que "balayer, laver, ranger", mis sur le même plan que son travail d'écriture, "chercher les mots, les exhumer, les trier, les choisir". Ces actions concrètes sont pour elle un moyen de manifester son attachement indéfectible à ses proches, car "puisque les mots ne passent pas, ils restent coincés dans les gorges, ce sont des gestes".
Entre monde paysan et monde scolaire
L'auteure établit un parallèle entre la vie d'enseignant et celle de paysan, toutes deux rythmées par les saisons et les rituels : "Les professeurs de lettres classiques, souvent, se vivent comme les derniers Indiens du système scolaire", tout comme elle a décrit dans Les Derniers Indiens un monde paysan en mutation. Après plus de 40 ans dans le calendrier scolaire, elle reconnaît que les rituels du retour en classe "s'inscrivent très naturellement quand on vient du monde paysan, où on a aussi des saisons". Pour Marie-Hélène Lafon, ancienne enseignante de lettres classiques, donner accès à la langue reste "un horizon d'attente, politiquement très essentiel", qui permet d'accéder "à l'intériorité et au monde". Elle évoque les "phrases qui enferment", ces expressions familiales qui peuvent restreindre une vie.
À écouter
Club de Lecture " Des livres émois" ce dimanche 25 janvier à la Librairie Par chermins:
On commence cette année avec dynamisme et enthousiasme en accueillant quatre nouvelles venues et en retrouvant les habitué.e.s avec joie :
vendredi 23 janvier 2026
Une nouvelle traduction pour "La Mort à Venise" de Thomas Mann :
Plus d’un siècle après la première publication de "La Mort à Venise", une nouvelle traduction française restitue la force et la complexité d’un texte majeur, dont le trouble, dans une Venise gagnée par le choléra, demeure intact.
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-book-club/une-nouvelle-traduction-pour-la-mort-a-venise-de-thomas-mann-2557648
- Claire de Oliveira, traductrice, maîtresse de conférence à l'Université Paris-Sorbonne.
Claire de Oliveira prend soin du lectorat contemporain de Thomas Mann grâce à un appareil critique comprenant "des notes explicatives" pour que "certaines allusions culturelles" puissent "être décelées par les lecteurs contemporains francophones." Claire de Oliveira a également été, dans sa traduction, attentive aux "'intertextes au sens large, car Thomas Mann est un très grand lecteur et ne cesse de faire des allusions à des auteurs qu'il adore." Il y a notamment des "références extrêmement cryptées à Gustave Flaubert."
La question de l'auditrice Yulia @yulia_morel à l'attention de Claire de Oliveira : "En tant que traductrice, comment garder quelque chose de l'esprit ou de l'identité allemande propre à Thomas Mann en français ? Faut-il forcément chercher à le préserver ou accepter que la traduction transforme notre lecture ?
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-book-club/une-nouvelle-traduction-pour-la-mort-a-venise-de-thomas-mann-2557648







