lundi 19 octobre 2020

LECTURE du 15 octobre par L'atelier "VOIX VIVES" :

 Tout en s'adaptant aux mesures sanitaires, nous continuons à cultiver, à savourer et à partager  des moments de lecture bien  vivante  et vivifiante....:


mardi 13 octobre 2020

lundi 12 octobre 2020

C'est COMPLET pour la lecture vivante du 15 octobre :

 Lecture Vivante par l’atelier Voix Vives :

      “ Marlen HAUSHOFER,une errance à travers son oeuvre traduite en français


C'est COMPLET !

 En raison des contraintes sanitaires le nombre d’invité.e.s a été  strictement limité .

Au plaisir de nous  revoir bientôt ...

mercredi 7 octobre 2020

LECTURE VIVANTE : "Marlen HAUSHOFER , son oeuvre..."

 

                                 La  Maison du Livre et PAS MOI asbl
                                                     vous  invite
                              à la Lecture Vivante  par  l’atelier Voix Vives :

“Marlen HAUSHOFER: une errance à travers son oeuvre traduite en français

Peu connue de son vivant,  elle connaitra surtout une gloire posthume.
La cheville  de son oeuvre est sans doute  la description du sort de la femme isolée, condamnée à l’inéluctable répétition des tâches domestiques quotidiennes, et qui , par la pensée, l’écriture ou le dessin se crée un second univers . Et c’est aussi une arme pour lutter contre la déraison, d’autre part contre la mort.
 C’est cette vie à deux niveaux que Marlen HAUSHOFER expose dans ses romans «Poignée de vie» «La porte dérobée» «La Nuit» «Sous un ciel infini» et «Dans la mansarde»




                                                          jeudi 15 octobre 19h   
                             
Vous serez accueillis  à partir de 19h mais à 19h30 précises , l'accès ne sera plus possible : les portes seront fermées jusqu'à la fin de la lecture
 
 
                     A la Maison du Livre -  28, rue de Rome , Saint- Gilles 1060- Bruxelles

RESERVATION INDISPENSABLE !!!!!!!!:
 02 534 50 87 - asblpasmo@gmail.com
En raison des contraintes sanitaires la réservation est indispensable,le nombre de spectateur limité et le masque de mise
 

pasmoiasbl.blogspot.com

lundi 21 septembre 2020

Lecture Vivante des textes inspirés par le Marais :

 

Hier soir  : un agréable moment de  lecture vivante partagé avec un public intéressant et intéressé au local du QUARTIERWIELS  dans le cadre de l'Expo. : " Le MARAIS WIELS : Territoires d'inspirations"



dimanche 13 septembre 2020

LECTURE VIVANTE : " Le Marais WIELS : Territoire d'inspiration"

 

Dans le cadre de l’Expo « Le Marais Wiels : Territoire d’inspiration » nous vous invitons  à une 

Lecture vivante 
 de textes inspirés par le Marais (ses ombres, ses reflets et ses hôtes) et cueillis dans la littérature d’hier et d’aujourd’hui  .

                                         Dimanche 20 septembre à 18h    
                        Au QUARTIERWIELSWIJK-  273, rue des Alliés - FOREST 1190 


 En raison des circonstances actuelles les Réservations  sont indispensables asblpasmoi@gmail.com 



samedi 5 septembre 2020

Un livre d'art sur le Japon "Japonaises.Celles qui éclairent le ciel" de Florence PLISSART

 

Japonaises. Celles qui éclairent le ciel

Un livre d'art sur le Japon de Florence Plissart aux Éditions Partis Pour (sortie prévue en novembre 2020)

 À propos du projet

Bienvenue sur cette page  ! 

Japonaises. Celles qui éclairent le ciel 
de Florence Plissart est un livre sur lequel nous travaillons avec l'artiste-voyageuse depuis 2 années déjà  !
Expatriée au Japon pendant dix-huit mois, Florence est partie à la rencontre des femmes du Japonavec ses crayons et pinceaux pour sésame. Comment mieux découvrir un pays qu'en échangeant avec ses habitants, et quoi de mieux qu'un portrait pour briser la glace lorsqu'on n'a pas les mêmes références culturelles et parfois pas de langue commune ?

Quarante femmes âgées de 16 à 92 ans ont posé pour elle dans le lieu ou le contexte de leur choix dans trois régions du Japon (Hokkaido, Tokyo et l'île d'Amami). Elles sont étudiante, retraitée, entrepreneure, athlète, infirmière, musicienne, habilleuse de kimono, femme au foyer, chamane... Au fil de rencontres tissées de femme à femme, elles partagent leur visage et leur récit de vie. Ceux-ci s'entremêlent aux impressions de voyage de l'auteure.


"Un portrait est un moment particulier de mise à nu pour le modèle comme pour l'artiste. J’ai compris que nous pouvions nous servir de ce moment intimidant pour ouvrir un espace d’intimité et d’authenticité très beau, qui pouvait rendre l’expérience plus riche et plus profonde pour elles comme pour moi."

Dans Japonaises, chaque visage est un voyage vers l'autre. Chaque histoire honore la force et la beauté des femmes et nous invite à découvrir le Japon depuis l'intérieur, au-delà des clichés. Et chaque rencontre est une étape sur un chemin qui mène aussi vers soi. 


Ce livre d'artiste est né en prenant le temps de la rencontre, de la confiance et de la maturation. Il sera le résultat final d'une très belle aventure humaine et collective :

  • Une aventure interculturelle, par laquelle on entre dans l'intimité d'une culture connue pour sa réserve.
  • Une aventure de communication, puisque notre artiste a pu recueillir 40 témoignages sans parler japonais.
  • Une aventure artistique, le portrait étant pour elle une belle et neuve exploration. 
  • Une aventure pour les modèles qui se racontent à visage découvert et ont accepté de s'exposer.
  • Une aventure partagée avec de très nombreuses personnes qui ont servi de relais, de soutiens, d'interprètes ou de traducteurs.  
  • Une aventure éditoriale enfin puisqu'il s'agit d'un projet important pour les Éditions Partis Pour, notre petite maison d'édition belge indépendante.

Une véritable équipée que nous poursuivons aujourd'hui avec vous au sein de cette campagne Ulule !


Caractéristiques du livre 

Format I 24,5 X 28,5 cm Nombre de pages 176 p. Couverture cartonnee Textes francais et dessins de Florence Plissart Traduction partielle en anglais et japonais Anglais Florence Plissart, Elizabeth Anne Muller et Fei Shi Japonais Nozomi Kanda-Ribouillault APONAIS Date de parution 10 novembre 2020 FLORENCE LORENCEPLISSART PLISSART P ISBN 978-2-9602004-4-7

Quelques extraits du livre (cliquez sur l'extrait pour le lire)

Tant de chemins 'ouvrent Ouels mondes construiras-tu HITOMI Celle pour qui les choses de la vie sont individuelles (Avec une vue de la foret pres de son campus) Hitomi a 19 ans, elle etudie le design d'espace a PUniversite de Sapporo. Elle aime beaucoup travailler en equipe, se confronter aux facons de faire de chacun et faire la synthese d'idees differentes. C'est une jeune fille introver- tie, mais aux idees claires et au caractere fort. Elle a grandi dans une famille qui respecte la personnalite de chacun et accorde une grande importance aux qualites individuelles et a l'egalite des genres. Hitomi n'a pratiquement jamais voyage hors de sa ville et est tres attachee a Sapporo et a son quartier. Elle voulait etre representee avec de la nature ou des plantes et, comme c'etait T'hiver, je suis partie d'une photo qu'elle avait prise en ete dans la foret qui entoure son campus. The one for whom the things of life are indi- - vidual (With a view of the forest near her campus) 19 Hitomi is 19, a student in spatial design at the univer- sity of Sapporo She enjoys working in team, adapting U to individual idiosyncrasies and combining different ideas. She is an introvert, with clear ideas and a strong character. Because she grew up in a family where eve- ryone's personality was respected, she places a high value on individual qualities and on gender equality. $ 5, Hitomi has almost never travelled outside her city and ho HITOMI FLORENCE she is particularly attached to Sapporo and her home 2018 area. She wanted to be painted in natural surroundings or with plants as we met in winter, I used a pho- tograph taken the previous summer in the forest sur rounding her campus.

4 9 IRIl a des milliers d'iles dans l'archipel nippon. Plus de quatre mille, plus de six mille, on ne sait pas tres bien parce qu'il a un stade ou on n'est plus tres sur de ce qui distingue une ile d'un rocher. Qui se rend au Japon sans se perdre sur les plus petites d'entre elles manque un monde. Un monde de villages et de hameaux, de bateaux, de peche plus ou moins modernisee ou encore tres traditionnelle, de lignes de bus circulaires, de temps deroule autrement, de dieux plus anciens et de chaleureuse familiarite a mille lieues des cliches sur le Japon high tech. Lile que je voulais voir absolument, c'est Amami. Grande d'un archipel de huit auquel elle donne son nom, Amami est une terre triangulaire presque entierement recouverte de foret Vierge en mer de Chine orientale. A peu pres a mi-chemin entre Kagoshima et Okinawa, elle appartient culturellement a P'ancien royaume indepen- dant de Ryukyu*, situe sur les routes maritimes entre le Japon et Taiwan, annexe par le Japon en 1879. Amami etait comme un aimant pour moi. Deja, le nom, vous voyez. On dirait "aimez- moi", ou alors "ame- ami" Et puis, je Crois qu'il existe des lieux, dans le monde, qu1 sont bons pour nous. C'est inexplicable comme Pamour. Quelque chose, dans ces attractions spontanees parle avec notre ame Disons donc Amami est un de mes lieux d'ame. J'ai ete attiree la-bas, litteralement, bien avant de au Japon. Je crois que c'est elle-meme qu1 a lance une sorte de long fil de peche dans les profondeurs de mon inconscient pour que tot ou tard je me retrouve la-bas, a moitie etonnee seulement, emergeant des flots sur une de ses plages au petit matin. Elle est venue me chercher dans un magnifique film de Naomi Kawaze, Still the water. La realisatrice elle -meme, je P'ai su plus tard, entretient un lien particulier avec ce lieu d'ou sont originaires une partie de ses ancetres. Dans son titre japonais, le film s'appelle Futatsume no mado la deuxieme fenetre. a toujours une autre fenetre a un autre point de vue a decouvrir. La fenetre de la terre et celle de la mer. Celle qui 'ouvre dans la tete et celle qu'il faut percer dans son propre coeur. Pour le visible et l'invisible, pour P'homme et la femme, pour la vie et la mort, pour le jour et la nuit, pour les hommes et les dieux, il y a toujours deux fenetres. etait comme un etre vivant dans le film de Naomi. Deja a ce moment, je suis tombee amoureuse, en quelque sorte, de ce lieu vu seulement sur ecran. Amami est a Poppose complet 'Hokkaido, mais y aller me tenait Vra1 ment a coeur. J'y a1 fait deux sejours, le premier toute seule dans un petit hameau, le deuxieme en amoureux en circulant beaucoup plus a travers Je me souviens de ma premiere rencontre avec Amami. C'etait I'hiver. Je suis arrivee par le sud depuis la grande 1le d'Okinawa, il y avait quatorze heures de bateau. La mer etait mauvaise, le restaurant toujours ferme et ca sen- tait le dans la cabine collective ou quelques familles et deux ou trois vieillards sont restes confines sur les tatamis pendant toute la traversee. Je suis sortie sur le pont, il pleuvait tres fort. Tout a coup, j'ai vu un dauphin bondir entre les vagues juste a du ferry. Ce moment a efface toute fatigue. Le froid, mon mal de mer, peut- etre d'autres maux encore, se sont dissouts dans le sillage du cetace, morceau apres morceau, une vague apres P'autre. Au premier pied que j'ai pose dans le port de Naze, je me suis sentie chez mo1. Je mesure la chance que j'ai d'avoir pu faire un tel voyage, en me confiant entierement au cours des choses. J'ai pris des bus au hasard, j'ai parle comme j'ai pu aux gens qui croisaient ma route et le lendemain j'etais a l'autre bout de blottie dans la maison de tout le monde. GAJUMAR

 À quoi va servir le financement ?

Pourquoi passer par une campagne ?

Un tel projet est très ambitieux pour une petite maison d'édition indépendante. Faire de beaux livres, travailler avec des imprimeurs locaux en privilégiant des papiers éco-certifiés, choisir de rester indépendant tout en offrant de bonnes conditions aux auteurs coûtent cher. C'est pourquoi, nous avons besoin de vous pour :

  • Imprimer le livre.
  • Rembourser les frais engagés par l'auteure pour scanner les dessins.
  • Envoyer les livres.
  • Financer les contreparties.
  • Payer les frais de cette campagne (dont les 8% perçus par la plateforme).

100% impression de 500 exemplaires

120% impression de 1000 exemplaires

130% impression de 1000 exemplaires + finitions couverture

impression de 1000 exemplaires + finitions couverture + papier de qualite 150% superieure remuneration de Florence Plissart pour les contreparties qu' qu'elle offre pour certaines contributions + promotion plus large du livre

LES CONTREPARTIES

5€ ou + : Arigato

Un tout grand merci - - Votre nom dans les remerciements

15€ ou + : Sakura

- Un tout grand merci - Votre nom dans les remerciements - 4 cartes postales - Frais d'envoi offerts a l'international - Expedition prevue en novembre.

55€ ou + : Momiji

- Un tout grand merci - Votre nom dans les remerciements - Livre - Un marque-page - Remis en mains propres a Bruxelles (sur rdv) APONAISES LORENCEPLISSART ou a Paris (le 13 novembre 2020) PP

65€ ou + : Daruma 

- Un tout grand merci - - Votre nom dans les remerciements - Livre - Un marque-page - 4 cartes postales - Dedicace ecrite APONAISES - Frais d envoi offerts a l'international LORENCEPLISSART PP - Expedition prevue en novembre

75€ ou + : Hina Matsuri

- Un tout grand merci - Votre nom dans les remerciements - Livre - Un marque-page - Reproduction sur papier d'art 200gr d'une oeuvre du livre (format 24 X 28 cm). Une a choisir parmi 7 possibilites (voir ci-dessous) - 4 cartes postales - Dedicace ecrite - Frais d'envoi offerts a I'international, expedition prevue en novembre. 1. KEIKO 2.YUKA EMISO 3.EMIKO 4.LA DANSEUSE 5. MARIKO APONAISES LORENCEPLISSART PP 6. GAJUMARU 7. SADAE

85€ ou + : Norokko (limité à 5)

- - Un tout grand merci - - Votre nom dans les remerciements - Livre - Vers Varsovie. Une errance ferrovraire de Joel Schuermans le ler titre de la collection <<Errances>> - Un marque-page - - 4 cartes postales - Dedicaces ecrites des deux auteurs - Frais d 'envoi offerts a l'international, expedition prevue en novembre. APONAISE LORENCEPLISSART PP

95€ ou + : Chanoyu

- Un tout grand merci - - Votre nom dans les remerciements - Livre - Un marque-page APONAI - 4 cartes postales RENCEPLISSART - The sencha : Quoi de mieux que l'alliance d'un beau livre et d'un bon the pour partir en voyage et vivre un moment hors du temps P Plongez- dans faponaises en compagnie d'une bonne tasse de the vert du Japon. - Dedicace ecrite - Frais d'envoi offerts a I'international, expedition prevue en novembre.

100€ ou + : Tabi (limité à 5)

- - Un tout grand merci - Votre nom dans les remerciements - Livre - Un marque-page APONAISE - 4 cartes postales RENCE PLISSART PP - 2 pass week-end personne pour le Relais des Voyageurs (le festival qui vous envoie balader autrement) a Namur en mars 2021 - Frais d'envoi offerts a l'international, expedition prevue en novembre.

115€ ou + : Irankarapte (limité à 10)

- Un tout grand merci - - Votre nom dans les remerciements - - Livre - Un marque-page - Tire a part limite du portrait Yuka (format 24 X 28cm). Reproduction d'art sur papier luxueux, signee par I'artiste. Sa valeur particuliere decoule de sa qualite exceptionnelle et du peu d' exemplaires en circulation. Le portrait tire a part est celui de Yuka, musicienne Ainoue. Un choix du coeur qui met en valeur une minorite du Japon. Les motifs traditionnels representes dans le fond du portrait ont un pouvoir de protection dans la culture Ainoue. - 4 cartes postales - - Dedicace dessinee - Frais d'envoi offerts a l'international, expedition prevue en novembre YUKA APONAISE ORENCEPLISSART

275€ ou + : Kakemono (limité à 2)

- Un tout grand merci - Votre nom dans les remerciements - Livre - Un marque-page - 4 cartes postales APONAI - Dedicace dessinee ORENCEPLISSART - Recit de vie Vivez une partie de l'experience vecue par les Japonaises du livre ! En presentiel ou par telephone, Florence interroge sur votre chemin de vie. Elle ecoute avec son ouverture de coeur et son intuition pour ecrire sur base de cet entretien un texte restituant votre histoire et VOS etincelles singulieres. En francais ou en anglais, en prose ou en poesie. - Frais d'envoi offerts a l'international, expedition prevue en novembre. Possibilite de remise en mains propres lors de votre rendez-vous avec I'auteure.

500€ ou + : Bijinga (limité à 2)

- Un tout grand merci - Votre nom dans les remerciements - Livre - Un marque-page - 4 cartes postales APONAISE - Dedicace dessinee LORENCE ORENCEPLISSART PLISSART - Une oeuvre originale signee et encadree, format 35 X 35 cadre inclus Kiyomi (Kiyomi est une paysanne du centre d'Hokkaido) ou Hitomi, (Hitomi est une jeune femme de Sapporo) Une notice reprenant T'histoire de la modele est inclue a l'arriere du cadre. - Remise en mains propres a Bruxelles (sur rdv) ou a Paris (le 13 novembre 2020). Si souhaitez acquerir cette contrepartie mais ne pouvez la recuperer en mains propres, les frais d'envoi seront a votre charge (contactez-nous avant de la reserver). Kiyomi Hitomi

800€ ou + : Amaterasu (limité à 1)

- - Un tout grand merci - Votre nom dans les remerciements - Livre - Un marque-page - 4 cartes postales APONAIS - Dedicace dessinee ORENCEPLISSART PP - Portrait Devenez modele a votre tour ! Une experience speciale et authentique car un portrait est toujours un moment particulier d'echange et de mise a nu... pour le peintre comme pour le modele. Florence realise votre portrait au format 50 X 50 cm, dans le lieu de votre choix en region bruxelloise ou namuroise. Lesquisse sera realisee en votre presence, les finitions se feront en atelier. Possibilite d'integrer au fond un element symbolique porteur de sens pour Portrait encadre. (Si habitez un peu plus loin et souhaitez nenamoins reserver cette contrepartie, contactez-nous avant pour verifier si c'est faisable). - Remise en mains propres lors du portrait ou Expedition offerte en novembre

 À propos du porteur de projet

L'ÉDITEUR

Les Éditions Partis Pour ont été créées en 2017 avec l'ambition de publier des livres comme invitation au voyage, à la découverte, à la réflexion sur soi, l'autre et le Monde. Toujours en choisissant des projets et des auteurs qui résonnent en nous, en privilégiant le lien, la rencontre et l'esthétique, en mettant au coeur de notre travail la passion, l'indépendance et la liberté. Mettre en avant des textes évocateurs de l'ailleurs, qui invitent le lecteur à ouvrir son regard sur le monde tel qu'il est, tel qu'il le perçoit et tel qu'il est perçu par nos auteurs, des textes qui ne peuvent laisser indifférent !

La passion, parce qu'on ne peut défendre nos auteurs, nos livres, nos projets sans passion.

L'indépendance, parce que nous voulons rester maîtres de nos choix, de notre manière de faire et ne pas succomber à la pression qu'elle soit d'investisseurs ou de groupes de pression.

La liberté, parce que c'est une valeur que nous voulons défendre. La liberté de penser, de s'exprimer, de choisir. Dire ce en quoi l'on croit sans peur, sans crainte afin d'être pleinement soi ! Parce que la liberté fait la diversité. Parce que la liberté est un bien précieux qu'il faut chérir.

La rencontre, parce qu'une maison d'édition n'existe pas seule. Parce qu'une maison d'édition, c'est un éditeur mais surtout des auteurs, des lecteurs, des libraires, des graphistes, des imprimeurs avec lesquels elle crée du lien. C'est pour cette raison que nous privilégions la rencontre avec chaque acteur du livre !

L'esthétique, parce qu'une vie sans esthétique manque de saveur et de noblesse. 

C'est pourquoi les Éditions Partis Pour ont choisi de publier et de défendre le travail magnifique réalisé par Florence Plissart lors de son expatriation au Japon. Au travers de ses portraits et de ses textes, Florence laisse transparaître toute sa finesse, son écoute, son cheminement et la diversité du Japon. Nous défendons son travail parce qu'il est porteur de nos valeurs.

Derrière les Éditions Partis Pour, il y a Laurence Vanderhaeghen. Une passionnée de voyage, une amoureuse des livres. En quête de liberté, d'aventures, de lumière et du Beau.

L'AUTEURE

Carnettiste et voyageuse née à Bruxelles, Florence Plissart utilise le dessin et la peinture pour ouvrir un chemin vers les autres. La rencontre, le regard et le voyage sont des fils rouges récurrents dans ses projets artistiques. L’écriture et la poésie habitent aussi depuis longtemps son univers. Ses œuvres et carnets de voyage ont été exposés régulièrement en Belgique, en France et au Japon. Elle a également créé une activité de reportages d’événements en croquis.

De janvier 2017 à juin 2018, Florence a résidé au Japon. Japonaises – Celles qui éclairent le ciel est issu du projet de portraits réalisé pendant son séjour sous le titre Women of Japan, qui a bénéficié d’expositions à l’Alliance française de Sapporo et à l’Ambassade de Belgique à Tokyo.

Florence Plissart Laurence Vanderhaeghen

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mardi 1 septembre 2020

Atelier ( virtuel ) théâtre : C'est comme la grippe !

« C’est comme la grippe »

Dans une pièce créée en 1959, le dramaturge Eugène Ionesco imagine un monde en proie à une épidémie de « rhinocérite », qui transforme les gens en rhinocéros. Premiers symptômes : une modification de la voix et l’apparition d’une bosse au niveau du front. Le personnage de Bérenger est l’un des derniers à être contaminé. Il retrouve ici Dudard, sur le point de tomber malade.


 

BÉRENGER, qui porte un bandage au front.

— Qui est là ?

DUDARD

— C’est moi, c’est moi.

BÉRENGER

— Qui ça, moi ?

DUDARD

— Moi, Dudard. (…) Alors, toujours là, à rester barricadé chez vous. Allez-vous mieux, mon cher ?

BÉRENGER

— Excusez-moi, je ne reconnaissais pas votre voix. (…)

DUDARD

— Ma voix n’a pas changé. Moi, j’ai bien reconnu la vôtre.

BÉRENGER

— Excusez-moi, il m’avait semblé… en effet, votre voix est bien la même. Ma voix non plus n’a pas changé, n’est-ce pas ?

DUDARD

— Pourquoi aurait-elle changé ?

BÉRENGER

— Je ne suis pas un peu… un peu enroué ?

DUDARD

— Je n’ai pas du tout cette impression.

BÉRENGER

— Tant mieux. Vous me rassurez. (…)

DUDARD, s’installant dans le fauteuil.

— Vous ne vous sentez toujours pas bien ? Vous avez toujours mal à la tête ?

Il montre le bandage de Bérenger.

BÉRENGER

— Mais oui, j’ai toujours mal à la tête. Mais je n’ai pas de bosse, je ne me suis pas cogné !… N’est-ce pas ?

Il soulève son bandage, montre son front à Dudard.

DUDARD

— Non, vous n’avez pas de bosse. Je n’en vois pas. (…)

BÉRENGER

— Vous savez, c’est comme cela que ça peut commencer. (…)

DUDARD

— Pourquoi vous inquiétez-vous pour quelques cas de rhinocérite ? Cela peut être aussi une maladie. (…) C’est comme la grippe. Ça c’est déjà vu, des épidémies. (…)

BÉRENGER

— Je me demande si je suis bien immunisé. (…) Voulez-vous un verre de cognac ? (…) L’alcool est bon contre les épidémies. Ça m’immunise. Par exemple, ça tue les microbes de la grippe.

DUDARD

— Ça ne tue peut-être pas tous les microbes de toutes les maladies. Pour la rhinocérite, on ne peut pas encore savoir. (…)

BÉRENGER vide son verre, continuant de le tenir à la main ainsi que la bouteille ; il tousse.

DUDARD

— Vous voyez, vous voyez, vous ne le supportez pas. Ça vous fait tousser.

BÉRENGER, inquiet.

— Oui, ça m’a fait tousser. Comment ai-je toussé ?

DUDARD

— Comme tout le monde, quand on boit quelque chose d’un peu fort.

BÉRENGER, allant déposer le verre et la bouteille sur la table.

— Ce n’était pas une toux étrange ? C’était bien une véritable toux humaine ?

DUDARD

— Qu’allez-vous chercher ? C’était une toux humaine. Quel autre genre de toux cela aurait-il pu être ?

BÉRENGER

— Je ne sais pas… Une toux d’animal, peut-être… Est-ce que ça tousse un rhinocéros ? (…) Si cela s’était passé ailleurs, dans un autre pays, et qu’on eût appris cela par les journaux, on pourrait discuter paisiblement de la chose, étudier la question sur toutes ses faces, en tirer objectivement des conclusions. On organiserait des débats académiques, on ferait venir des savants, des écrivains, des hommes de loi, des femmes savantes, des artistes. Des hommes de la rue aussi, ce serait intéressant, passionnant, instructif. Mais quand vous êtes pris vous-même dans l’événement, quand vous êtes mis tout à coup devant la réalité brutale des faits, on ne peut pas ne pas se sentir concerné directement, on est trop violemment surpris pour garder tout son sang-froid. Moi, je suis surpris, je suis surpris, je suis surpris ! Je n’en reviens pas.

DUDARD

— Moi aussi, j’ai été surpris, comme vous. Ou plutôt je l’étais. Je commence déjà à m’habituer.

Source : Eugène Ionesco, Rhinocéros, Gallimard, Paris, 1972.